Only What Is Dead Is Transparent

Le projet propose une expérience visuelle et contemplative, invitant l’interacteur à observer la mise en mouvement d’un système lumineux
autonome. Au centre de pièce, un aquarium contenant de l’eau saline agit comme réceptacle et révélateur de la lumière.Quatre lasers, montés sur des tiges métalliques l’entourent, visent l’aquarium. Leurs faisceaux, invisibles dans l’air, deviennent alors perceptiblesau moment où ils traversent l’eau. Chacun d’eux effectue un mouvement horizontal et vertical aléatoire, avec la possibilité d’activer un autre laser. Lorsqu’une des photocellules détecte le faisceau d’un autre laser à proximité, le laser qui y est relié s’allume à son tour, créant ainsi un réseau cybernétique d’interactions autonomes entre les lasers. Chaque laser a une durée de vie précise, soit il continue de vivre par sa transmission lumineuse, soit il s’éteint.
L’esthétique de l’œuvre s’inspire à la fois des phénomènes naturels de réflexion et de diffusion de la lumière et des dispositifs de contrôle tels que le panoptique. En référence aux écrits de Byung-Chul Han (The Transparency Society) et de Michel Foucault (Surveiller et punir), l’installation questionne le potentiel violent de la transparence et la disparition du secret dans les sociétés. L’installation explore la tension entre visibilité et pouvoir, entre dévoilement et disparition. Dans son livre The Transparency Society, Han décrit la transparence comme un dispositif néolibéral où tout doit être rendu visible, mesurable et communicable, une logique qui transforme la liberté en contrôle, et la communication en surveillance. Dans cette œuvre, la lumière devient métaphore de cette contrainte. L’atmosphère cherche à évoquer l’équilibre fragile entre liberté et surveillance, vie et extinction, transparence et saturation.



Conception, Programmation & logistique : Chadrik Bertrand
Conception & Direction artistique : Constance Godbout
Conception & Électronique : Gabriel Pelland